Rétrospective des formations Scrum

Presque un an que je donne des formations Scrum pour le compte de Valtech Training. Chaque formation, je tente d’améliorer le contenu et la forme afin que les stagiaires puissent mettre en oeuvre dès le lendemain.

Doux rêve du formateur…

Il est clair que deux jours de formation, en dehors de tout contexte projet, ne remplacent pas l’apprentissage, à la dure, sur le terrain. Toutefois, si l’on compare une équipe qui a suivi la formation, à une équipe qui a pris connaissance de Scrum “Just In Time”, l’impact positif de la formation est flagrant.

A condition de passer “les” bons messages. Ou plutôt les messages qui, avec toute ma subjectivité, doivent faire partie de la mallette qu’un stagiaire ramène dans la vraie vie.

Laissez moi partager quelques messages avec vous (les critiques sont les bienvenues) :

1/ Mettre en place Scrum, c’est tenter l’aventure de l’amélioration continue. Sprint après Sprint l’équipe sera plus performante. A une condition : viser haut, être idéaliste.
Je m’explique : Scrum offre un cadre méthodologique difficile à adapter totalement à nos organisations sédimentarisées. Pourtant, l’important est de viser continuellement ce cadre idéal plutôt que de vite s’arrêter en cours de chemin à une mise en oeuvre partielle de Scrum. Le risque est de mettre en place le plus facile et de laisser tomber le plus important.

Je constate par exemple que la rétrospective est souvent vite abandonnée. J’insiste donc en formation sur le fait que si l’on doit ne garder qu’un principe, cela doit être “Inspect and Adapt”, donc les rétrospectives. La dernière heure de la formation prend d’ailleurs la forme d’une rétrospective.

2/ La complexité de la plupart des projets de développement logiciel n’est pas technique. Les problèmes viennent de notre incapacité à travailler de ensemble dans un but commun. Les compromis et les consensus sont pénibles et la transparence de Scrum ne pardonne pas les erreurs individuelles. Il faut transcender cet état de fait si l’on veut s’améliorer. Cela ne se fait pas sans douleur et le binômage, par exemple, est un choc pour presque tout le monde.

En formation, les exercices démontrent que la collaboration en timebox est ultra efficace. L’excellence individuelle est la bienvenue au service d’une équipe.